La crise relance l'intérêt des institutionnels pour l'ISR

Publié le par Alexis Carré

« L'impact de la crise »,

sous-titre de l'étude « La gestion ISR et les institutionnels » du cabinet de consulting Seeds Finance (réalisée en partenariat avec la société de gestion Sparinvest), a conduit les « zinzins » à reconsidérer l'investissement socialement responsable. En France, ils représentent deux tiers des encours, qui s'élevaient à 25 milliards d'euros fin 2008. Plus de la moitié des 39 directeurs d'institutions françaises sondés par Seeds Finance affirment qu'une démarche spécifique a été entreprise dans le cadre de leur gestion financière chez eux, mais un peu moins de la majorité l'intègre dans le processus d'investissement et la sélection de gérants. Un quart des investisseurs institutionnels gèrent ainsi une poche ISR supérieure à 10 %, alors que plus d'un tiers se contentent d'un peu moins de 1 %.

L'approche développement durable et nouvelles thématiques emporte un tiers des suffrages, suivie par celle « best in class », pour moins d'un quart des personnes interrogées. Celle-ci consiste à aller rechercher l'entreprise qui se distingue le mieux pour ses pratiques dans son secteur. Les thèmes plus anglo-saxons de l'exclusion ou de l'activisme actionnarial ne déchaînent pas les passions, puisque moins de 10 % et de 15 % des institutions l'ont adopté.

à avoir intégré l'ISR dans le processus d'investissement, 86 % des sondés soulignent que la crise boursière a renforcé l'intérêt pour le concept et 71 % pour la mise en musique de cette gestion. L'impact du krach et les excès qu'il a engendrés ne sont pas étrangers au fait que la presque totalité d'entre eux pensent que la gouvernance financière va se renforcer chez eux, plus particulièrement dans l'adéquation actif/passif de leur capitaux, d'où cette recrudescence de révisions de leur allocation stratégique, et dans le détail des investissements avec une traçabilité. « La crise financière et les explications à donner sur la baisse des rendements viennent souligner ce retard et font de la gouvernance financière un sujet de préoccupation majeur pour les années à venir », estime Seeds Finance.



16 Février 2009
Les Echos

Publié dans institutionnels

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