Investissement socialement responsable: Un accueil inégal face aux progrès de l’offre
Encore minime au début des années 2000, l’application de critères extra-financiers dans l’analyse et la sélection de titres par les gestionnaires a nettement crû depuis 2005. Toutefois, si les institutionnels répondent favorablement au développement des produits ISR, les particuliers restent toujours relativement hermétiques à leur approche
Le marché de l’investissement socialement responsable (ISR) ne représente encore qu’une part modeste, évaluée à 1 %, des encours totaux de la gestion d’actifs en France. Cependant, le montant des actifs placés en OPCVM ISR a fortement progressé ces dernières années au regard de l’évolution des encours globaux de la gestion collective (voir graphique). L’an dernier, en particulier, a été marqué par une nette accélération avec une croissance de 62 % des actifs gérés en fonds ISR, lesquels sont passés de 12,5 milliards d’euros à fin 2006 à 20,3 milliards d’euros un an plus tard. D’après Novethic, centre de recherche en ISR, le fort développement de ce marché résulte de la croissance et de la diversification de l’offre en termes de classes d’actifs et d’orientation.
Pas moins de 38 fonds socialement responsables ont été lancés en 2007, contre seulement 11 en 2006. Cette évolution comprend une dizaine de fonds appartenant à la catégorie ISR thématiques, créée courant 2007 pour tenir compte des fonds spécialisés sur l’environnement et intégrant dans les décisions d’investissement des critères extra-financiers à l’analyse financière classique.
Concomitamment avec le développement des offres ISR, l’engagement des sociétés de gestion a progressé tant quantitativement que qualitativement. Au-delà de la multiplication des sources d’information externes, les gestionnaires les plus sérieux développent une cellule d’analyse dédiée afin de retraiter en interne les données collectées.
Cependant, un problème de taille subsiste, freinant la démocratisation des fonds socialement responsables auprès de l’ensemble des investisseurs : le manque de communication et de transparence des promoteurs. Si les institutionnels optent progressivement pour des investissements s’inscrivant dans une démarche respectueuse de l’environnement et de la société, les particuliers restent encore largement en retrait de ce marché, par méconnaissance de l’approche et des enjeux, voire par scepticisme vis-à-vis de la rentabilité. t
Caroline Durand
29 Février 2008
L'Agefi ACTIFS
Le marché de l’investissement socialement responsable (ISR) ne représente encore qu’une part modeste, évaluée à 1 %, des encours totaux de la gestion d’actifs en France. Cependant, le montant des actifs placés en OPCVM ISR a fortement progressé ces dernières années au regard de l’évolution des encours globaux de la gestion collective (voir graphique). L’an dernier, en particulier, a été marqué par une nette accélération avec une croissance de 62 % des actifs gérés en fonds ISR, lesquels sont passés de 12,5 milliards d’euros à fin 2006 à 20,3 milliards d’euros un an plus tard. D’après Novethic, centre de recherche en ISR, le fort développement de ce marché résulte de la croissance et de la diversification de l’offre en termes de classes d’actifs et d’orientation.
Pas moins de 38 fonds socialement responsables ont été lancés en 2007, contre seulement 11 en 2006. Cette évolution comprend une dizaine de fonds appartenant à la catégorie ISR thématiques, créée courant 2007 pour tenir compte des fonds spécialisés sur l’environnement et intégrant dans les décisions d’investissement des critères extra-financiers à l’analyse financière classique.
Concomitamment avec le développement des offres ISR, l’engagement des sociétés de gestion a progressé tant quantitativement que qualitativement. Au-delà de la multiplication des sources d’information externes, les gestionnaires les plus sérieux développent une cellule d’analyse dédiée afin de retraiter en interne les données collectées.
Cependant, un problème de taille subsiste, freinant la démocratisation des fonds socialement responsables auprès de l’ensemble des investisseurs : le manque de communication et de transparence des promoteurs. Si les institutionnels optent progressivement pour des investissements s’inscrivant dans une démarche respectueuse de l’environnement et de la société, les particuliers restent encore largement en retrait de ce marché, par méconnaissance de l’approche et des enjeux, voire par scepticisme vis-à-vis de la rentabilité. t
Caroline Durand
29 Février 2008
L'Agefi ACTIFS
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