Paris Europlace fait de l’ISR un enjeu de développement
La publication par les institutionnels d’un reporting sur la façon dont ils prennent en compte l’investissement socialement responsable est encouragée
Alors que l’investissement socialement responsable (ISR) connaît un fort développement, Paris Europlace vient de rendre publiques ses onze recommandations en la matière. « Nous voulons porter des recommandations dans le cadre du Haut Comité de Place, dans une optique d’actions à moyen et long terme afin de positionner la Place de Paris sur l’ISR qui est l’un des principaux secteurs porteurs d’opportunités », souligne Antoine de Salins, président de la commission ISR de Paris Europlace et membre du directoire du Fonds de réserve pour les retraites.
A cet effet, l’organisation souhaite notamment « faciliter la prise en compte des critères environnement social et gouvernance (ESG) dans le processus d’analyse et de décision des investisseurs ». La commission propose notamment d’encourager le principe de l’élaboration d’un reporting annuel public par les institutionnels sur la manière dont les critères ESG ont été pris en compte dans leurs décisions de placement. L’absence d’une définition de l’ISR acceptée par tous serait ainsi compensée par une « obligation de transparence » pour les investisseurs sur les raisons pour lesquelles ils se déclarent ISR. Pour favoriser la démarche auprès des particuliers, Paris Europlace recommande des formations au sein des réseaux et une plus grande transparence dans les offres.
Soutenir l’ISR doit aussi passer par une clarification et un renforcement du dialogue entre les investisseurs et les entreprises. Pour favoriser la diffusion d’informations extrafinancières, la commission propose par exemple que les directions générales présentent devant leur conseil d’administration la politique sociale et environnementale de l’entreprise et « les dispositifs et modes d’évaluation propres à rendre compte de son niveau de maîtrise des risques ESG ». Une fois approuvés par le conseil, ces éléments seraient diffusés lors de l’assemblée générale et dans les comptes annuels. La certification des données extrafinancières par une agence de notation devrait également être encouragée.
La commission souhaite enfin donner un cadre fédérateur à la Place. Un « comité finance durable » pourrait être créé au sein de Paris Europlace. L’organisation pourrait aussi faire en sorte que l’ensemble des initiatives pour l’ISR telles que les forums organisés à Paris, soit plus ordonné.
Pour lire l'intégralité du reporting Paris Europlace : http://www.agefi.fr/etude/rapport_isr_europlace.pdf
Violaine Le Gall
15 Mai 2008
L’AGEFI Quotidien
Alors que l’investissement socialement responsable (ISR) connaît un fort développement, Paris Europlace vient de rendre publiques ses onze recommandations en la matière. « Nous voulons porter des recommandations dans le cadre du Haut Comité de Place, dans une optique d’actions à moyen et long terme afin de positionner la Place de Paris sur l’ISR qui est l’un des principaux secteurs porteurs d’opportunités », souligne Antoine de Salins, président de la commission ISR de Paris Europlace et membre du directoire du Fonds de réserve pour les retraites.
A cet effet, l’organisation souhaite notamment « faciliter la prise en compte des critères environnement social et gouvernance (ESG) dans le processus d’analyse et de décision des investisseurs ». La commission propose notamment d’encourager le principe de l’élaboration d’un reporting annuel public par les institutionnels sur la manière dont les critères ESG ont été pris en compte dans leurs décisions de placement. L’absence d’une définition de l’ISR acceptée par tous serait ainsi compensée par une « obligation de transparence » pour les investisseurs sur les raisons pour lesquelles ils se déclarent ISR. Pour favoriser la démarche auprès des particuliers, Paris Europlace recommande des formations au sein des réseaux et une plus grande transparence dans les offres.
Soutenir l’ISR doit aussi passer par une clarification et un renforcement du dialogue entre les investisseurs et les entreprises. Pour favoriser la diffusion d’informations extrafinancières, la commission propose par exemple que les directions générales présentent devant leur conseil d’administration la politique sociale et environnementale de l’entreprise et « les dispositifs et modes d’évaluation propres à rendre compte de son niveau de maîtrise des risques ESG ». Une fois approuvés par le conseil, ces éléments seraient diffusés lors de l’assemblée générale et dans les comptes annuels. La certification des données extrafinancières par une agence de notation devrait également être encouragée.
La commission souhaite enfin donner un cadre fédérateur à la Place. Un « comité finance durable » pourrait être créé au sein de Paris Europlace. L’organisation pourrait aussi faire en sorte que l’ensemble des initiatives pour l’ISR telles que les forums organisés à Paris, soit plus ordonné.
Pour lire l'intégralité du reporting Paris Europlace : http://www.agefi.fr/etude/rapport_isr_europlace.pdf
Violaine Le Gall
15 Mai 2008
L’AGEFI Quotidien
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