EPARGNE SALARIALE: Une frénésie de baromètres
Les fournisseurs de solutions dépargne en entreprise s'interrogent sur l'avenir de ce marché en cette année de réforme des retraites. De nombreuses enquêtes ont donc été menées ces derniers mois afin de saisir la perception et les attentes des entreprises et des salariés.
Alors que le projet de loi en faveur des revenus du travail - comportant un volet sur li'ntéressement et la participation - devrait être présenté la semaine prochaine en Conseil des ministres, les acteurs de lépargne retraite et salariale multiplient les baromètres sur le sujet afin de mieux adapter leur offre.
Un dispositif apprécié ...
BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises (ERE) a ainsi présenté pour la septième année les résultats de son baromètre réalisé en partenariat avec Altedia. Cette étude, qui porte sur la perception de lépargne en entreprise, montre que 88 % des chefs d'entreprise et 70 % des salariés ayant accès à ces mécanismes ont désormais le réflexe de placer des économies dans des dispositifs d'entreprise avec comme principaux objectifs de se constituer une épargne (77 %), de bénéficier dune rémunération différée dans le temps (70 %) et de préparer sa retraite (69 %).
De même, 87 % des jeunes actifs âgés de 25 à 34 ans interrogés par TNS Sofres pour le Crédit Agricole estiment important, voire indispensable, d'épargner dans un plan proposé par l'employeur.
...mais encore mal connu des salariés ...
L'enthousiasme pour les systèmes d'épargne en entreprise s'accompagne, dans le même temps, d'une forte attente d'information, 71 % des salariés se considérant mal informés sur lépargne retraite d"après le baromètre BNP Paribas ERE.
L'enquête du Crédit Agricole montre, elle, que 50 % des sondés ne connaissent pas le plan épargne retraite collectif (Perco) et que près dun jeune actif sur trois, parmi les salariés du privé, ne sait pas sil existe un Perco dans son entreprise.
Les salariés sont donc demandeurs d'informations sur les dispositifs d'épargne en entreprise, mais pas uniquement. En effet, si 32 % déclarent qu'une simplification des produits retraite pourrait les inciter à épargner plus, ils sont également plus d'un tiers à conditionner cela à une meilleure visibilité sur leur future retraite.
...et jugé trop complexe par les dirigeants.
Les dirigeants estiment quant à eux que le développement de lépargne en entreprise passe également par une meilleure information, mais aussi par un renforcement des incitations fiscales et sociales, une stabilisation du cadre réglementaire, un allègement des démarches administratives et une mise en place des dispositifs à la seule décision du chef d'entreprise.
Il faut également noter que 70 % des dirigeants estiment que les deux dispositifs - intéressement et participation - sont complémentaires et doivent rester bien distincts.
Décollage en douceur de l'ISR.
Enfin, certains acteurs parient sur l'essor de linvestissement socialement responsable (ISR) pour contribuer au développement de lépargne salariale. Les deux tiers d'un panel, constitué de 27 % des 120 plus grandes entreprises françaises cotées en Bourse, pensent ainsi que l'ISR va se développer fortement dici à 5 ou 10 ans, voire se systématiser ou devenir obligatoire, selon une étude menée par Novethic et Altedia IC avec le soutien d'Axa. Un potentiel encore visiblement sous-exploité car 64 % des entreprises interrogées dans le cadre de cette étude et n'ayant pas encore d'offre ISR déclarent n"avoir jamais été démarchées par des sociétés de gestion sur ce point.
Dimitri Moucheroud
18 Juillet 2008
L'Agefi ACTIFS
Alors que le projet de loi en faveur des revenus du travail - comportant un volet sur li'ntéressement et la participation - devrait être présenté la semaine prochaine en Conseil des ministres, les acteurs de lépargne retraite et salariale multiplient les baromètres sur le sujet afin de mieux adapter leur offre.
Un dispositif apprécié ...
BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises (ERE) a ainsi présenté pour la septième année les résultats de son baromètre réalisé en partenariat avec Altedia. Cette étude, qui porte sur la perception de lépargne en entreprise, montre que 88 % des chefs d'entreprise et 70 % des salariés ayant accès à ces mécanismes ont désormais le réflexe de placer des économies dans des dispositifs d'entreprise avec comme principaux objectifs de se constituer une épargne (77 %), de bénéficier dune rémunération différée dans le temps (70 %) et de préparer sa retraite (69 %).
De même, 87 % des jeunes actifs âgés de 25 à 34 ans interrogés par TNS Sofres pour le Crédit Agricole estiment important, voire indispensable, d'épargner dans un plan proposé par l'employeur.
...mais encore mal connu des salariés ...
L'enthousiasme pour les systèmes d'épargne en entreprise s'accompagne, dans le même temps, d'une forte attente d'information, 71 % des salariés se considérant mal informés sur lépargne retraite d"après le baromètre BNP Paribas ERE.
L'enquête du Crédit Agricole montre, elle, que 50 % des sondés ne connaissent pas le plan épargne retraite collectif (Perco) et que près dun jeune actif sur trois, parmi les salariés du privé, ne sait pas sil existe un Perco dans son entreprise.
Les salariés sont donc demandeurs d'informations sur les dispositifs d'épargne en entreprise, mais pas uniquement. En effet, si 32 % déclarent qu'une simplification des produits retraite pourrait les inciter à épargner plus, ils sont également plus d'un tiers à conditionner cela à une meilleure visibilité sur leur future retraite.
...et jugé trop complexe par les dirigeants.
Les dirigeants estiment quant à eux que le développement de lépargne en entreprise passe également par une meilleure information, mais aussi par un renforcement des incitations fiscales et sociales, une stabilisation du cadre réglementaire, un allègement des démarches administratives et une mise en place des dispositifs à la seule décision du chef d'entreprise.
Il faut également noter que 70 % des dirigeants estiment que les deux dispositifs - intéressement et participation - sont complémentaires et doivent rester bien distincts.
Décollage en douceur de l'ISR.
Enfin, certains acteurs parient sur l'essor de linvestissement socialement responsable (ISR) pour contribuer au développement de lépargne salariale. Les deux tiers d'un panel, constitué de 27 % des 120 plus grandes entreprises françaises cotées en Bourse, pensent ainsi que l'ISR va se développer fortement dici à 5 ou 10 ans, voire se systématiser ou devenir obligatoire, selon une étude menée par Novethic et Altedia IC avec le soutien d'Axa. Un potentiel encore visiblement sous-exploité car 64 % des entreprises interrogées dans le cadre de cette étude et n'ayant pas encore d'offre ISR déclarent n"avoir jamais été démarchées par des sociétés de gestion sur ce point.
Dimitri Moucheroud
18 Juillet 2008
L'Agefi ACTIFS
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