GPAF: Et de cinq pour Exane BNP Paribas !
Le nouveau millésime des Grands Prix est marqué par la stabilité des hiérarchies et par une base de votants élargie.
Oui, il est possible, au moment où s’achève une année des plus éprouvantes pour la communauté financière, de trouver des échelles de valeurs inchangées. C’est l’un des enseignements de l’édition 2008 des Grands Prix de l’Analyse Financière-Thomson Extel Focus France : les gérants interrogés pour l’occasion n’ont pas varié d’un iota dans leur appréciation des courtiers couvrant les sociétés françaises cotées. Qui l’eut cru ? « Nous nous posions vraiment des questions sur la façon dont nos clients allaient réagir cette année, compte tenu des conditions de marché », admet ainsi le patron d’un des bureaux d’études bien placés, qui s’est fait du sang pour rien : Exane BNP Paribas, Natixis Securities et Oddo Securities (dans cet ordre) occupent en effet les trois premières places du classement, exactement comme en 2007.Que dire d’Exane BNP Paribas, sinon que les qualificatifs commencent à manquer, après avoir titré à cette même occasion dans les colonnes de L’Agefi Hebdo « omniprésent » en 2007 et « dominateur » en 2006 ? Tout simplement que le courtier de l’avenue Matignon a d’ores et déjà marqué les Grands Prix de l’Analyse Financière d’une empreinte indélibile, comme seul l’avait fait Société Générale au cours des années 90. Exane BNP Paribas rafle en effet un cinquième titre d’affilée. Ses troupes ont remporté onze prix sectoriels, ce qui représente un taux de succès de 44 % (en diminution de 13 points par rapport à 2007, c’est sa seule « faiblesse » du nouveau millésime), ainsi que quatre des 9 prix généralistes (Stratégie de marché, Vente et action, Dérivés, Convertibles, ces deux derniers étant décernés à Exane Derivatives). « Cette année, les prix ont une valeur particulière : ils représentent un point de repère pour des analystes qui ont dû faire évoluer brutalement leurs méthodes de travail », commente Vincent Laurencin, le coresponsable de la recherche, qui ajoute : « En 2009, la recherche de qualité nécessitera d’une part de continuer à faire la rupture, à casser ses certitudes, d’autre part d’activer tous ses réseaux sur le terrain, pour décrire avec un coup d’avance les nouveaux comportements de consommation et d’investissement des agents économiques. »Natixis, beau deuxièmeNatixis Securities fait un beau dauphin, ne concédant qu’un pouce de terrain à Exane BNP Paribas dans les prix du Meilleur broker et de la Meilleure recherche sectorielle. Le courtier du quai d’Austerlitz, dont les analystes suivent 340 valeurs européennes, dont 56 % de françaises, se distingue aussi dans les prix sectoriels, avec une moisson de neuf titres représentant un taux de succès de 36 %. Enfin, il monte deux fois sur la plus haute marche du podium des prix généralistes, dans les catégories Economie et Trading & execution. De quoi réjouir Jean Weisse, le directeur général délégué, qui note que 2008 n’est que la première année de plein exercice du courtier né du rapprochement d’Ixis (respectivement 3e et 4e du GPAF en 2006 et 2005) et de Natexis Bleichroeder, avant de préciser : « Nous devons probablement ce résultat au fait qu’en dépit de la conjoncture, nous n’avons pas baissé la garde. Nous n’avons baissé d’intensité ni en recherche, ni en marketing. » Oddo Securities prend la troisième place, comme lors de l’édition précédente, confirmant par là que sa spectaculaire ascension depuis le début des années 2000 est bâtie sur des fondations solides. La maison du boulevard de la Madeleine empoche notamment quatre prix sectoriels et deux prix généralistes, celui de l’Analyse technique et celui de l’Investissement socialement responsable (ISR).Si l’on examine maintenant les résultats avec un peu plus de distance, on voit que les grandes tendances dessinées lors des éditions précédentes se confirment. Cinq sociétés de service en investissement, toutes françaises, « archidominent » le marché (Cheuvreux et Société Générale prennent les quatrième et cinquième places des prix par cumul des points), ce qui atteste, s’il en était encore besoin, l’importance donnée par les investisseurs à la proximité géographique (et culturelle ?) entre l’analyste et la société cotée. Les résultats du millésime 2008 des Grands Prix de l’Analyse Financière-Thomson Extel Focus France ont d’ailleurs encore gagné en solidité, avec un nouvel élargissement de la base de votants, qu’il s’agisse du nombre des sociétés de gestion ou du nombre de gérants et analystes buy-side. Quelque 433 sociétés de gestion et 877 gérants et analystes ont participé à l’enquête, ce qui représente dans les deux cas des taux de progression annuelle proches de 25 %. Les Grands Prix sont en outre désormais définitivement internationaux, avec, comme l’an passé, plus de 60 % de répondants résidant hors de France. Le Royaume-Uni continue de fournir de gros bataillons de votants (17,5 %), tandis que l’Amérique du Nord franchit cette année la barre des 10 %.
Arnaud Brunet
18 Décembre 2008
L'AGEFI Hebdo
Oui, il est possible, au moment où s’achève une année des plus éprouvantes pour la communauté financière, de trouver des échelles de valeurs inchangées. C’est l’un des enseignements de l’édition 2008 des Grands Prix de l’Analyse Financière-Thomson Extel Focus France : les gérants interrogés pour l’occasion n’ont pas varié d’un iota dans leur appréciation des courtiers couvrant les sociétés françaises cotées. Qui l’eut cru ? « Nous nous posions vraiment des questions sur la façon dont nos clients allaient réagir cette année, compte tenu des conditions de marché », admet ainsi le patron d’un des bureaux d’études bien placés, qui s’est fait du sang pour rien : Exane BNP Paribas, Natixis Securities et Oddo Securities (dans cet ordre) occupent en effet les trois premières places du classement, exactement comme en 2007.Que dire d’Exane BNP Paribas, sinon que les qualificatifs commencent à manquer, après avoir titré à cette même occasion dans les colonnes de L’Agefi Hebdo « omniprésent » en 2007 et « dominateur » en 2006 ? Tout simplement que le courtier de l’avenue Matignon a d’ores et déjà marqué les Grands Prix de l’Analyse Financière d’une empreinte indélibile, comme seul l’avait fait Société Générale au cours des années 90. Exane BNP Paribas rafle en effet un cinquième titre d’affilée. Ses troupes ont remporté onze prix sectoriels, ce qui représente un taux de succès de 44 % (en diminution de 13 points par rapport à 2007, c’est sa seule « faiblesse » du nouveau millésime), ainsi que quatre des 9 prix généralistes (Stratégie de marché, Vente et action, Dérivés, Convertibles, ces deux derniers étant décernés à Exane Derivatives). « Cette année, les prix ont une valeur particulière : ils représentent un point de repère pour des analystes qui ont dû faire évoluer brutalement leurs méthodes de travail », commente Vincent Laurencin, le coresponsable de la recherche, qui ajoute : « En 2009, la recherche de qualité nécessitera d’une part de continuer à faire la rupture, à casser ses certitudes, d’autre part d’activer tous ses réseaux sur le terrain, pour décrire avec un coup d’avance les nouveaux comportements de consommation et d’investissement des agents économiques. »Natixis, beau deuxièmeNatixis Securities fait un beau dauphin, ne concédant qu’un pouce de terrain à Exane BNP Paribas dans les prix du Meilleur broker et de la Meilleure recherche sectorielle. Le courtier du quai d’Austerlitz, dont les analystes suivent 340 valeurs européennes, dont 56 % de françaises, se distingue aussi dans les prix sectoriels, avec une moisson de neuf titres représentant un taux de succès de 36 %. Enfin, il monte deux fois sur la plus haute marche du podium des prix généralistes, dans les catégories Economie et Trading & execution. De quoi réjouir Jean Weisse, le directeur général délégué, qui note que 2008 n’est que la première année de plein exercice du courtier né du rapprochement d’Ixis (respectivement 3e et 4e du GPAF en 2006 et 2005) et de Natexis Bleichroeder, avant de préciser : « Nous devons probablement ce résultat au fait qu’en dépit de la conjoncture, nous n’avons pas baissé la garde. Nous n’avons baissé d’intensité ni en recherche, ni en marketing. » Oddo Securities prend la troisième place, comme lors de l’édition précédente, confirmant par là que sa spectaculaire ascension depuis le début des années 2000 est bâtie sur des fondations solides. La maison du boulevard de la Madeleine empoche notamment quatre prix sectoriels et deux prix généralistes, celui de l’Analyse technique et celui de l’Investissement socialement responsable (ISR).Si l’on examine maintenant les résultats avec un peu plus de distance, on voit que les grandes tendances dessinées lors des éditions précédentes se confirment. Cinq sociétés de service en investissement, toutes françaises, « archidominent » le marché (Cheuvreux et Société Générale prennent les quatrième et cinquième places des prix par cumul des points), ce qui atteste, s’il en était encore besoin, l’importance donnée par les investisseurs à la proximité géographique (et culturelle ?) entre l’analyste et la société cotée. Les résultats du millésime 2008 des Grands Prix de l’Analyse Financière-Thomson Extel Focus France ont d’ailleurs encore gagné en solidité, avec un nouvel élargissement de la base de votants, qu’il s’agisse du nombre des sociétés de gestion ou du nombre de gérants et analystes buy-side. Quelque 433 sociétés de gestion et 877 gérants et analystes ont participé à l’enquête, ce qui représente dans les deux cas des taux de progression annuelle proches de 25 %. Les Grands Prix sont en outre désormais définitivement internationaux, avec, comme l’an passé, plus de 60 % de répondants résidant hors de France. Le Royaume-Uni continue de fournir de gros bataillons de votants (17,5 %), tandis que l’Amérique du Nord franchit cette année la barre des 10 %.
Arnaud Brunet
18 Décembre 2008
L'AGEFI Hebdo
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