Fonds de réserve publics ou « macrogérants » de long terme

Publié le par Alexis Carré


De nombreux pays (1) ont créé des fonds de pension ou de réserve publics dont les définitions et les périmètres varient mais dont l'objectif reste la « macrogestion » de volumineux montants en vue de la retraite. La plupart des pays imposent à leurs fonds de réserve qu'ils mettent noir sur blanc leur politique d'investissement en décrivant leur allocation d'actifs, comment ils sélectionnent les gestionnaires extérieurs... A cet égard, si certains fonds, tel le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) français ou son homologue irlandais, font gérer leur portefeuille exclusivement par des acteurs externes, ce n'est pas le cas du fonds de pension national norvégien ou du sud-coréen, qui gèrent eux-mêmes respectivement 80 % et 90 % de leurs actifs.

A quelques exceptions près, leur horizon de placement très long leur permet d'être majoritairement investis en actions, ce qui explique en partie leurs bonnes performances jusqu'à l'été dernier. Des fonds de pension publics anciens (Canada, Japon dans les années 1960) ou plus récents (Corée du Sud, Norvège dans les années 1990) ont pu débuter avec des allocations conservatrices et prudentes, investies principalement sur les obligations d'Etat.

Ces allocations se sont ouvertes ensuite aux actions et à certaines classes d'actifs plus exotiques. Elles ont également été plus diversifiées à l'international. On retrouve cette tendance parmi les fonds plus jeunes tel le « Superannuation fund » de Nouvelle-Zélande, créé en 2001, dont les trois quarts des actifs étaient investis hors frontières en 2006.

A l'autre extrémité du spectre, les actifs investis à l'étranger représentent moins de 10 % des actifs totaux du fonds de pension national sud-coréen et le quart des encours du fonds de réserve japonais. Les fonds de réserve ont une sensibilité affirmée à l'égard de l'investissement socialement responsable (ISR), qui est intégré à leur politique de placement. La plupart se sont engagés à appliquer les principes d'investissement socialement responsable élaborés sous l'égide de l'ONU. Certains, comme le fonds de pension public norvégien, sont particulièrement focalisés sur le caractère éthique de leurs investissements.



21 Avril 2008
Les Echos
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Publié dans institutionnels

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