La Financière Responsable lance le fonds LFR Développement Durable

Publié le par Alexis Carré


La société de gestion La Financière Responsable lance un fonds d'action limité à la zone euro ISR qui allie le respect des principes du développement durable et les critères de l'investissement socialement responsable.

Elle propose, en partenariat avec La Française des Placements, une large gamme de produits d'expertise aux investisseurs professionnels afin de promouvoir l'investissement socialement responsable. Cette société, qui affiche son engagement en faveur du développement durable, propose des produits financiers innovants et performants, afin de « répondre aux souhaits de la clientèle, notamment en ce qui concerne les considérations sociales, à savoir les questions liées à la mondialisation, aux relations nord-sud et à l'environnement, qui doivent être prises en compte par la communauté financière », affirme Patrick Savadoux, Président de La Financière Responsable. Le but est de concilier la performance financière et la sélection des entreprises qui doivent maîtriser les risques sociaux, environnementaux et de gouvernance, et envisager le développement d'une « approche plus constructiviste, au-delà des simples considérations marketing ».

La sélection des entreprises repose sur la notation de différents critères basés sur l'évaluation de l'engagement réel, sur la prise en compte des contraintes sociales et environnementales, ainsi que sur la valeur ajoutée de l'entreprise. L'analyse de l'Investissement Socialement Responsable (ISR) et la prise en compte des enjeux de développement durable priment ainsi sur l'approche financière, mais le critère le plus important reste « le désir de dépasser les limites fixées par les pays », précise le directeur général Stéphane Prévost. « C'est pourquoi Alcatel, qui a détruit énormément d'emploi et n'a pas manifesté le souhait d'aller plus loin dans la gestion des impacts sociaux, ne fait pas partie de notre portefeuille ».

La société compte un univers d'entreprises de 700 valeurs éligibles d'après différents facteurs qui concernent notamment l'engagement du management et les moyens déployés ; les pratiques sociales et les ressources humaines ; les politiques, pratiques et enjeux environnementaux ; le respect des droits de l'homme ; la gouvernance d'entreprise ; les relations avec les clients, fournisseurs et sous-traitants ; ainsi que l'engagement sociétal. Le but est d'intégrer « exclusivement des entreprises aux risques et enjeux ISR maîtrisés, à savoir les leaders et les suiveurs, qui représentent 60% à 70% du portefeuille », mais surtout les sociétés à fort potentiel d'amélioration à moyen terme, « qui ne sont pas forcément couvertes par les agences de notation mais qui sont en train de s'intéresser à ces enjeux et font des efforts [en matière] de communication. Ce sont des entreprises où l'on observe un certain dynamisme qui aboutira à la thématique du développement durable », précise Stéphane Prévost.

4 Avril 2008
Banques Hebdo
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Publié dans société de gestion

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