Le développement durable s’impose dans la finance
Le développement durable s’impose dans la finance à la faveur de la crise
Le comité Paris Europlace a précisé hier lors de son forum les dix propositions annoncées en mai. Un plan d’action sera remis cette semaine
Alors que la City encaisse durement les conséquences de la crise, d’autres places financières y voient l’occasion de gagner en visibilité. Lors du forum destiné à «renforcer la contribution de la finance au développement durable», le comité Paris Europlace a annoncé hier dix propositions à vocation européenne, que ses membres se sont engagés à mettre en œuvre.
«La crise financière actuelle doit mener à une nouvelle réflexion sur la refondation du capitalisme», a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez et président de Paris Europlace. Plus prosaïquement, il s’agit de sauver la crédibilité de ce système. Ces propositions s’articulent autour de trois thèmes : la transparence et l’investissement responsable, la microfinance et, enfin, l’environnement. Elles reprennent essentiellement les conclusions et certaines recommandations du rapport de la commission «Investissement socialement responsable» du comité, annoncées le 14 mai dernier.
Sur le premier point, une charte est en cours d’élaboration entre le comité et les associations professionnelles du secteur. Au-delà du développement de l’analyse extra-financière et l’offre de produits d’investissement, le texte insiste sur la création d’une plate-forme européenne : elle permettrait aux entreprises d’harmoniser et de communiquer les différents indicateurs en matière de responsabilité sociale. Par ailleurs, Paris Europlace entend favoriser les instruments d’épargne longue, conformément au rapport La Martinière-Leclair de juillet 2008. Enfin, sans entrer dans les détails, Paris Europlace veut moraliser la rémunération des acteurs, en prenant là aussi davantage en compte le long terme.
Deuxième point, les membres de Paris Europlace souhaitent pouvoir cofinancer les institutions de microfinance aux côtés des programmes européennes. Ils proposent aussi de relever à 15 % (contre 10 % actuellement) la part investie en microfinance dans les fonds ad hoc. Dernier point, quatre propositions concernent la réduction des émissions polluantes, via des mécanismes financiers tels que les systèmes de compensation carbone ou de financement de technologies et de projets. De quoi faire écho aux propos de Nicolas Sarkozy, qui a plaidé hier pour «que l’environnement soit le premier relais de croissance» de l’économie. Un plan d’action stratégique sera remis cette semaine au Haut comité de place, présidé par le ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde.
Antoine Landrot
25 Novembre 2008
L’AGEFI Quotidien
Le comité Paris Europlace a précisé hier lors de son forum les dix propositions annoncées en mai. Un plan d’action sera remis cette semaine
Alors que la City encaisse durement les conséquences de la crise, d’autres places financières y voient l’occasion de gagner en visibilité. Lors du forum destiné à «renforcer la contribution de la finance au développement durable», le comité Paris Europlace a annoncé hier dix propositions à vocation européenne, que ses membres se sont engagés à mettre en œuvre.
«La crise financière actuelle doit mener à une nouvelle réflexion sur la refondation du capitalisme», a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez et président de Paris Europlace. Plus prosaïquement, il s’agit de sauver la crédibilité de ce système. Ces propositions s’articulent autour de trois thèmes : la transparence et l’investissement responsable, la microfinance et, enfin, l’environnement. Elles reprennent essentiellement les conclusions et certaines recommandations du rapport de la commission «Investissement socialement responsable» du comité, annoncées le 14 mai dernier.
Sur le premier point, une charte est en cours d’élaboration entre le comité et les associations professionnelles du secteur. Au-delà du développement de l’analyse extra-financière et l’offre de produits d’investissement, le texte insiste sur la création d’une plate-forme européenne : elle permettrait aux entreprises d’harmoniser et de communiquer les différents indicateurs en matière de responsabilité sociale. Par ailleurs, Paris Europlace entend favoriser les instruments d’épargne longue, conformément au rapport La Martinière-Leclair de juillet 2008. Enfin, sans entrer dans les détails, Paris Europlace veut moraliser la rémunération des acteurs, en prenant là aussi davantage en compte le long terme.
Deuxième point, les membres de Paris Europlace souhaitent pouvoir cofinancer les institutions de microfinance aux côtés des programmes européennes. Ils proposent aussi de relever à 15 % (contre 10 % actuellement) la part investie en microfinance dans les fonds ad hoc. Dernier point, quatre propositions concernent la réduction des émissions polluantes, via des mécanismes financiers tels que les systèmes de compensation carbone ou de financement de technologies et de projets. De quoi faire écho aux propos de Nicolas Sarkozy, qui a plaidé hier pour «que l’environnement soit le premier relais de croissance» de l’économie. Un plan d’action stratégique sera remis cette semaine au Haut comité de place, présidé par le ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde.
Antoine Landrot
25 Novembre 2008
L’AGEFI Quotidien
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