Recherche extra-financière : trois équipes se distinguent

Publié le par Alexis Carré


Après les sociétés, ce sont maintenant les actionnaires qui se préoccupent de développement durable. Pionniers en la matière, Citigroup, Goldman Sachs et la Société Générale viennent d'être distingués par Enhanced Analytics Initiative (EAI), qui a placé les trois banques en tête de son palmarès des recherches publiées dans le domaine de l'investissement socialement responsable (ISR), saluant « la qualité, la quantité et le niveau d'intégration de leur recherche ». CA Cheuvreux, Credit Suisse, JP Morgan, Oddo Securities et UBS, pour la plupart des habitués du palmarès d'EAI, ont aussi été primés.

Cette démarche avait pour but d'encourager les analystes travaillant pour les intermédiaires (« sell-side ») à mieux intégrer les critères extra-financiers tels que l'impact de l'activité des entreprises sur la société et l'environnement. « C'est avant tout une récompense pour nos investissements dans ce domaine, mais il rend aussi visible de l'extérieur notre engagement sur l'ISR, se félicite Patrick Legland, directeur global du métier action à la Société Générale. Il souhaite ainsi « continuer à intégrer les enjeux extra-financiers et ISR dans l'activité traditionnelle de la banque d'affaires afin que cela devienne une habitude ».

Langage commun

Impulsée en 2004 par des fonds de pension et deux gérants, BNP Paribas AM et RCM, l'initiative EAI répondait à la volonté des investisseurs d'instaurer un langage commun sur le thème des notations extra-financières avec les intermédiaires et les sociétés cotées. Les membres du club ne représentaient alors que 331 milliards d'euros d'actifs sous gestion, ils pèsent aujourd'hui 2.000 milliards. En s'engageant à allouer 5 % de leurs frais de courtage annuels à des organisations reconnues pour intégrer les paramètres extra-financiers dans leur analyse traditionnelle, ses membres s'attachent à pousser les analystes travaillant pour les intermédiaires à ouvrir leur champ d'investigation en couvrant un nombre croissant de secteurs et de paramètres. Pour les membres d'EAI, le bilan est donc positif, même si des efforts restent à faire. Notamment pour appréhender l'impact social et environnemental des secteurs de la santé et de la finance, et pour progresser dans la couverture des marchés émergents, aujourd'hui limitée à quelques pays.

J. M.
8 Juillet 2008
Les Echos
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Publié dans société de gestion

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